mardi 22 mars 2011

Les droits des femmes toujours occultés et bafoués malgré les progrès sensibles!

La guinée comme les autres pays de la planète avait célébrer le 8 mars 2011, la journée internationale de la femme. Cette journée a été reconnue en 1977 par les Nations unies et seulement en 1982 en France, soit six ans après. Depuis, des manifestations ont lieu tous les ans à travers le monde pour plaider la cause des femmes. En Guinée comme dans les autres pays de la planète la femme joue un rôle primordial à tous les niveaux de la vie économique, et aujourd’hui plus que jamais dans la vie politique, devrait être apprécié à sa juste valeur - même si de réels progrès sont en cours, les inégalités persistent toujours.

En Afrique, selon de récentes estimations de l’OCDE, les femmes constituent près de 70 % de la force agricole du continent et produisent environ 90 % de toutes les denrées alimentaires. Le taux d’activité économique qui mesure le pourcentage de gens dont la force de travail assure la production de biens économiques des femmes africaines (61,9 %) est supérieure à celui d’autres régions du monde, y compris des pays industrialisés de l’OCDE. L’immense majorité des femmes africaines sont toutefois employées dans le secteur informel ou à des postes peu qualifiés, comme le montre le pourcentage de femmes salariées dans le secteur non agricole, l’un des plus faibles du monde. Si la femme est l’avenir de l’homme, comme le chante les poètes, elle est aussi également un facteur essentiel du développement économique et social des pays du Tiers monde. L’aspect juridique des luttes d’émancipation des femmes africaines a beaucoup progressé. Elles sont le pivot, le cœur et l’âme de nos sociétés. Tous les jours on montre dans une bonne partie de l’Afrique et du monde, l’inégalité entre les hommes et les femmes par rapports aux postes au niveau de la gouvernance économique et politique ainsi qu’au niveau de la répartition des terres agricoles et l’accès aux revenus provenant de la terre, et cela bien qu’elles soient les principales productrices de cultures vivrières et qu’elles jouent un rôle crucial au sein de leurs foyers , donc impliquant leurs associations également dans les prises de décisions.
16 ans après la plateforme d’action de Pékin, issue d'une conférence mondiale sur les femmes qui a invité la communauté internationale à s’engager pour la promotion de la femme et l’égalité des sexes, l’Afrique renforce sa mobilisation malgré que les bons résultats ne s’affichent toujours pas.
Au niveau du droit à l’héritage des femmes, nous assistons à une évolution sur le plan du droit à la succession dans notre pays et dans la plupart des pays de la sous région. Des combats et des victoires doivent être accomplis pour que nous arrivions à faire reculer les disparités et les discriminations qui continuent encore à exister. Le chemin reste encore, mais les femmes sont décidées à relever tous les défis.
B Sidi Diallo

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